Comment engager sans convaincre ?
- 17 juin
- 2 min de lecture
La plupart des transformations échouent non pas par manque d'adhésion, mais parce que personne ne s'est demandé ce qui empêchait les gens d'agir.
Kurt Lewin l'avait compris bien avant nous.
Le changement n'est pas un problème de conviction.
C'est un problème de forces en présence.
Et pourtant, combien de dirigeants que j'accompagne arrivent épuisés, avec la même question : "Comment je fais pour les embarquer ?"
Chercher l'adhésion, c'est pousser. Lever les freins, c'est libérer.
Ce n'est pas la même énergie. Ce n'est pas le même résultat.
Ce que j'observe sur le terrain, c'est rarement un manque de volonté. C'est une accumulation silencieuse :
- Des rôles flous qui paralysent l'initiative
- Des décisions trop centralisées qui découragent l'autonomie
- Des feuilles de route surchargées qui épuisent avant même le départ
- Des modes de reconnaissance qui récompensent l'individuel et pénalisent le collectif
Dans ce contexte, demander de l'engagement, c'est demander à quelqu'un de courir avec des poids aux chevilles.
Ce que Lewin nous invite à faire, c'est autre chose.
Pas convaincre. Écouter.
Pas motiver. Désobstruer.
Pas communiquer davantage. Négocier vraiment.
Une transformation, ce n'est pas un plan de communication bien ficelé.
La question qui change tout n'est pas "comment les convaincre ?"
C'est : "qu'est-ce qui les empêche concrètement d'agir ?"
Cette bascule-là, je la travaille avec les dirigeants que j'accompagne elle demande une posture différente, des aptitudes nouvelles comme l'intelligence émotionnelle mais aussi une attitude : moins de certitudes, de motivationnel, plus de curiosité réelle.
Parce que les équipes ne résistent pas au changement.
Elles résistent à ce qui ne leur laisse pas la place d'exister dedans.
Qu'est-ce qui freine l'engagement dans vos transformations en ce moment ?
Je suis curieuse de lire vos réponses.
























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