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Coach gouvernance ETI & family office

  • il y a 6 jours
  • 2 min de lecture

Un des niveaux de sens des raisons pour laquelle je suis devenue coach dans les gouvernances ETI et coach family.


J'ai mis des années à voir ça clairement. Et encore plus longtemps à l'accepter vraiment.


Ce qu'on ne vous dit pas, c'est que vous n'entrez jamais dans une pièce seul.


Votre famille d'origine ne reste pas à la porte.

Elle s'installe avec vous.

Elle influence les questions que vous posez — et celles que vous évitez.


Les silences que vous tolérez — et ceux qui vous mettent mal à l'aise sans que vous sachiez exactement pourquoi.


Sous les ordres du jour, sous les pactes d'actionnaires, sous les chartes de gouvernance soigneusement rédigées, il y a autre chose.


Ce sont les schémas hérités — ceux qu'on a appris avant même d'avoir les mots pour les nommer.

Dans une ETI familiale, cette réalité ne se cache pas. Elle se déguise.


En CODIR qui tourne en rond depuis trois ans sur les mêmes sujets, avec les mêmes non-dits, les mêmes alliances tacites, les mêmes silences qui pèsent le même poids que les mots.



Des résonances transférentielles entre le collectif familial que chaque membre porte en lui et le collectif organisationnel dans lequel il tente de déployer ses valeurs, ses croyances, ses façons d'appartenir — ou de fuir l'appartenance.


Et c'est là que quelque chose se complique — quelque chose que notre époque, tellement centrée sur le développement individuel, tellement habituée à traiter la complexité humaine dans le face-à-face, a du mal à regarder en face.


On peut travailler sur soi sérieusement. Longtemps. Avec les meilleurs outils disponibles. Identifier ses patterns, comprendre ses modes défensifs, développer une intelligence émotionnelle réelle.


Et rester malgré tout prisonnier d'une dynamique collective qu'on n'a jamais osé regarder en face — parce que la regarder en face, c'est aussi regarder d'où elle vient.


C'est rencontrer le collectif familial qu'on porte en soi. Pas pour le juger. Pas pour s'en débarrasser. Pour se repositionner librement dans et avec lui.

Parce que si je n'ai pas fait ce travail alors je ne suis pas un partenaire de transformation.


Je suis une participante de plus dans le système. Avec mes angles morts. Mes loyautés héritées. Mes façons d'appartenir que je n'ai pas encore choisies.


Ce que Alain Cardon, MCC a confirmé et approfondi.


Les solutions systémiques sont plus difficiles à cerner que les solutions individuelles. Moins évidentes à acter. Elles demandent de descendre sous la ligne de flottaison organisationnelle.


Elles demandent le collectif.


Elles demandent surtout d'accepter une vérité inconfortable : qu'on ne peut pas accompagner l'évolution d'un collectif sans s'être d'abord réconcilié avec le collectif qu'on porte en soi.

C'est le prix d'entrée de ce métier. C'est aussi, je crois, ce qui lui donne son sens le plus profond.

 
 
 

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