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Comment sortir des rôles prédéfinis en réunion ou dans vos interactions ?

  • 12 juin
  • 2 min de lecture

Voici dans le carrousel ci-après comment sortir des rôles prédéfinis en réunion

ou dans vos interactions ?


Cela vous est sans doute arrivé de vous dire : "mais ce n'est pas possible, ils n'assument jamais leurs responsabilités. Il se situe en victime et la réunion d'après, il en profite pour finalement prendre un rôle d'attaquant."


Je ne comprends pas ces situations qui sont à la fois répétées et stériles.


Comment faire pour sortir de ce cercle infernal ?

Cela consomme de l'énergie, diffuse du négatif.


Ce que je vais vous dire, je l'ai mis des années à voir clairement.

Pas parce que c'est compliqué à comprendre intellectuellement.

Parce que c'est inconfortable à regarder en face.


Ces rôles que vous observez autour de la table — la victime, l'attaquant, le sauveur qui arrive toujours au mauvais moment avec la bonne intention ; ils ne sont pas des défauts de caractère.


Et voilà ce que personne ne dit assez clairement : vous en faites partie. Moi aussi, j'en fais partie quand je ne me surveille pas.


Wilfred Bion l'avait cartographié dès les années 1940 avec une précision qui me fascine encore.


Un groupe sous pression ne fonctionne pas rationnellement. Il bascule dans des modes archaïques, dépendance, attaque-fuite, appariement, qui court-circuitent l'intelligence collective bien avant que quiconque ait eu le temps de s'en rendre compte.


Ce n'est pas de la mauvaise volonté.

C'est de la biologie collective.


Ce que j'observe dans les CODIR et les gouvernances que j'accompagne c'est que ces rôles prédéfinis ont une caractéristique particulière.


Ils se renforcent mutuellement.


  • 😓La victime a besoin de l'attaquant pour exister.


  • 😠L'attaquant a besoin de la victime pour se justifier.


  • 😇Et le sauveur a besoin des deux pour se sentir utile.

Sortir de ce triangle-là ne se fait pas en demandant à chacun de changer de comportement.

Ça se fait en changeant la nature de l'espace dans lequel ces comportements émergent.


Derrière chaque rôle défensif, il y a un besoin non exprimé.


1- Derrière la victime : souvent un besoin de reconnaissance qui n'a pas trouvé d'autre canal.


2- Derrière l'attaquant : souvent un besoin de contrôle dans un environnement qui lui semble lui échapper.


3- Derrière le sauveur : souvent un besoin d'appartenance qui passe par l'utilité permanente.


Ce qui change quand on descend sous la ligne de flottaison, sous les comportements visibles, sous les tensions de surface c'est qu'on cesse de traiter les symptômes.


On commence à travailler sur ce qui les produit.

Et là, quelque chose de différent devient possible.


Le carrousel ci-après détaille les étapes concrètes pour sortir de ces dynamiques.

Ce n'est pas un processus linéaire.


Mais c'est un processus. Et ça commence toujours par la même chose : accepter de regarder le système en face, y compris sa propre place dedans.

 
 
 

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